Les Soins

Les Soins

Le soin à l’enfant signifie assurer sa propreté. Outre l’hygiène, il va petit à petit concerner le domaine psychologique et affectif. Si l’hygiène est indispensable au maintien de la bonne santé de l’enfant, l’approche psychoaffective l’est tout autant pour son équilibre psychique.

Tous les soins apportés aux enfants doivent, bien entendu, leur assurer bien-être et confort en même temps que répondre à leur besoin alimentaire et aux exigences de propreté et d’hygiène.

A- Le change

Dans un souci de santé de l’enfant, de préservation de la biodiversité, de respect de l’environnement,

la micro-crèche utilise des couches lavables, sans perturbateurs endocriniens ni substances toxiques.

Le moment de change constitue un temps privilégié entre l’enfant et le(a) professionnel.(e).

C’est un moment clé de la construction de la relation d’échange, à travers la parole, important entre l’enfant et le(a) professionnel(le). Les gestes, le regard et la présence de l’adulte sont de qualité.

L’attention est également portée sur le confort physique et le respect du corps de l’enfant.

Les enfants portant des couches sont changés régulièrement. L’équipe veillera tout particulièrement aux règles d’hygiène lors d’un change :

  • Lavage des mains.

  • Désinfection des matelas à langer.

  • Lavage à 60° C de tout le linge nécessaire.

Pour favoriser l’autonomie, et seulement dans le cas du « pipi », il sera proposé à l’enfant qui marche, le change debout et de se laver seul avec un gant de toilette, sous le regard bienveillant et la patience de l’adulte.

B- L’acquisition de l’autonomie et propreté

Il n’est pas possible d’ « enseigner » à un enfant à être propre. Le rôle des professionnel(le)s est plutôt de le soutenir et de l’encadrer tout au long de l’apprentissage de la propreté. Pour utiliser le pot ou le wc avec succès, il faut que l’enfant soit prêt physiologiquement (maîtrise de ses sphincters) et, surtout psychologiquement. Cet apprentissage dépend beaucoup de l’enfant. Il est important de lui faire confiance.

La posture de l’équipe vis-à-vis de l’enfant concernant l’apprentissage de la propreté s’inscrit donc sur une relation de concertation et d’échange avec la famille.

C’est à travers l’observation du développement de l’enfant, de ses capacités et le dialogue (enfant, famille, équipe) que sera perçue la maturation physique et physiologique de l’enfant nécessaire à cet apprentissage. Il nous semble primordial de respecter le rythme de chacun, afin de ne pas créer de blocage. Il est important d’encourager et valoriser les efforts et les progrès de chaque enfant en évitant les comparaisons.

L’équipe sera particulièrement sécurisante et attentive à favoriser toutes les expériences qui aident l’enfant (même inconsciemment) à « laisser partir » quelque chose qui provient de son corps et /ou à pouvoir faire des expériences dans la salle de bains (s’asseoir sur un pot même habillé, rester assis longtemps sur le pot, tirer plusieurs fois la chasse d’eau,…).

Les professionnel(le)s s’attachent à verbaliser, expliquer et rassurer l’enfant intéressé par ce qui se passe aux toilettes. Un enfant ne peut pas s’essuyer seul correctement avant l’âge de 4 ans. Jusque-là, il a donc besoin d’aide.

Il sera donc utile de proposer à l’enfant lorsqu’il se sentira prêt le passage au pot ou le wc avant et après la sieste. Et au cours de moments moins formels, à la demande de l’enfant.

L’équipe proposera aux parents d’apporter des culottes de change ainsi que des tenues de change complètes.

Il n’y a donc pas de stress à avoir. Tous les bébés finissent par contrôler leurs sphincters. A nous, parents, professionnel(e)s, de nous mettre à la hauteur de ce que les enfants vivent dans cette situation. Et s’il y a un apprentissage de la « propreté », celui-ci ne peut se faire que sous la même forme que prennent tous les autres apprentissages fondamentaux des jeunes enfants, à savoir essentiellement par le plaisir de l’imitation et de l’exploration.